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  • Mehdi MIALI

Procraféiner ses projets

PROCRAFEINER (v.) : reporter la prise d’une décision ou l’exécution d’une tâche après avoir pris un café.


En analysant mon mode de fonctionnement, j’ai constaté qu’une grande partie de mes actions ou prises de décision n’intervenaient qu’après la prise d’un café. Dans un premier temps, ce constat m’a fait quelque peu culpabiliser et m’a interrogé sur cette apparente procrastination. Puis j’ai pris un peu de recul et j’ai analysé plus en détail ce mode de fonctionnement.

J’ai alors pris conscience que trois cas de figure se présentaient, tous bénéfiques et nécessaires :

1. Le café solo, celui qui nous amène à relever la tête de notre ordinateur, de notre téléphone ou de notre cahier. Celui là permet une réflexion et une prise de recul nécessaire, une pause dans la sollicitation permanente et multiple de notre cerveau. On se concentre sur la chaleur et l’amertume et on prend le temps de se sonder, d’essayer de regrouper factuellement tous les éléments nécessaires à notre réflexion pour la structurer.

C’est le café « Prenons le temps de structurer notre pensée avant notre action »


2. Le café duo, trio ou Covid (moins de 6), celui qui nous amène à interroger les décisions ou les actions que nous ou nos interlocuteur.rice.s allons prendre. Ce fameux café, plus ou moins formel et spontané, qui permet de partager, présenter, échanger les idées ; celui qui permet de recueillir des avis ou d’exprimer le nôtre, de confronter nos réflexions à la perception de nos interlocuteur.rice.s . Il permet aussi de sortir du cadre de la prise de décision pendant quelques minutes afin d’y revenir plus facilement, ce moment où l’on peut rendre plus concrètes les relations humaines nécessaires à nos équilibres personnels.

C’est le café « Prenons le temps de verbaliser nos pensées afin de les structurer et de les argumenter »


3. Le café décalé, celui où l’on sort du cadre et de la relation professionnelle. Celui-ci porte une notion d’horizontalité, le.a manager ne l’est plus, le.a client.e ne l’est plus, ou en tout cas la posture change, elle s’adapte à un échange simple et sans protocole. Il permet juste de faire un break, de se ressourcer, de se rappeler l’opportunité que l’on a de côtoyer toutes ces personnes différentes et complémentaires.

C’est le café « Prenons le temps de nous ressourcer »



J’ai donc pu partager récemment le constat que j’avais construit toute ma première partie de carrière autour de cafés. Ce n’est pas une façon d’éluder le travail, l’investissement et les compétences nécessaires (un prochain post sur le sentiment d’imposture ?), c’est surtout une manière de dire que sans ces échanges informels avec mes collègues, la réussite n’aurait pas été la même. Et, souhaitant que Rhizam bénéficie de la même réussite, je compte bien poursuivre l’application de ces méthodes.


Dans un contexte où la distance a remplacé la proximité et où les cafés duo ont disparu au fil de l’année, il a donc fallu -et il va nous falloir- réinventer ces échanges. Pour cela, plusieurs solutions s’offrent à nous, pour gérer nos relations professionnelles mais aussi nos transitions professionnelles, parmi lesquelles :

- Intégrer des groupes d’échanges dynamiques. Que ce soit sur les réseaux, avec des proches ou des collègues, ces groupes vous permettront des échanges ressourçants et structurants pour vos projets

- Profiter au maximum des opportunités que nous avons encore dans le contexte sanitaire. Avec un manteau et des gants, le café extérieur est possible ; les espaces de coworking sont ouverts et offrent des lieux de partage dans le respect des règles strictes

- Se faire accompagner dans ses projets. Un professionnel pourra créer ce cadre d’échanges et de structuration nécessaire à la réussite de nos actions.


Pour conclure, je laisserai la porte ouverte aux thés, tisanes et autres infusions qui peuvent aussi permettre les mêmes bénéfices que le café lorsqu’ils sont utilisés à bon escient !



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